Réunion SMDEA du 04/07/2014

 (source: la dépêche)

Le SMDEA a tenu, hier soir, son assemblée générale à Crampagna. Une réunion destinée à présenter la structure aux nouveaux délégués et, surtout, à parler «gros sous» avec une décision modificative du budget. Le rapport de la chambre régionale des comptes a également été évoqué.

Si, au quotidien, les agents du syndicat mixte de l’eau et de l’assainissement de l’Ariège (SMDEA) font en sorte que les habitants des 298 communes adhérentes à la structure bénéficient d’une eau potable et d’un assainissement de qualité, les dirigeants planchent, eux, sur des histoires de sous. Car, soumis à des obligations sanitaires et légales, le SMDEA est obligé d’investir sur tout le département : usines de production d’eau, points de captage, stations d’épuration, usine de compostage des boues, ouvrages hydrauliques et réseaux nécessitent, au mieux, un entretien régulier, au pire, une mise aux normes, voire une construction neuve.

Des travaux importants et onéreux que le syndicat doit financer en faisant payer ce service aux usagers. «Ce qui n’est pas simple car, lorsque le SMDEA a été créé en 2007, il y avait une centaine de tarifs différents, voire des communes, principalement en haute Ariège, où personne ne payait l’eau», rappelle Augustin Bonrepaux. D’où un exercice pédagogique pas toujours aisé à mener…

Dans le même temps, le SMDEA, fondé en 2005, doit réaliser ces dépenses obligatoires tout en tenant compte d’une situation financière délicate que la chambre régionale des comptes (CRC), suite à son enquête portant sur la période 2007-2012, n’a pas manqué de pointer du doigt en évoquant, «une situation financière en voie de dégradation» et «des lacunes administratives et techniques». Des observations peu goûtées par Augustin Bonrepaux qui ne s’est pas privé de le faire savoir aux magistrats financiers, même s’il reconnaît «partager» l’analyse et certaines recommandations. Dans un courrier, le président du SMDEA a ainsi rappelé à la CRC qu’il n’avait pas attendu ce rapport pour prendre des mesures afin d’améliorer la situation mais que la chambre ne l’a pas relevé.

Cependant, bon prince, il indique «partager» les «autres recommandations» des magistrats et leur propose un plan d’actions sur les prochains exercices. Plan qui correspond en tout point à celui suggéré par la CRC.


Le nouveau conseil d’administration

Voici la composition du nouveau conseil d’administration du SMDEA qui se compose de vingt-huit personnes. Les vingt-trois délégués des communes sont Benoît Alvarez, Henri Benabent, Raymond Berdou, Jean-Pierre Boix (7e vice-président, représentant les élus de Haute-Garonne), Philippe Calleja, Christian Cibiel (8e vice-président), Jean-Claude Combres (6e vice-président), Jean-Luc Couret, Robert Darolles, Jean-Michel Dramard, José Lorenzo, Christian Loubet, Jean Magalhaes, Francis Magdalou, Jean-François Manaud, Louis Marette (2e vice-président), Alain Mayodon, Alain Metge, Joseph Puigmal (3e vice-président), André Roques, Marc Sanchez, Jean-Louis Séguéla, André Vidal. Les délégués du conseil général sont Augustin Bonrepaux (président), Alain Duran, René Massat (1er vice-président), Robert Zonch (4e vice-président), Pierre Saboy (5e vice-président).


Repères

Le chiffre : 72

MILLIONS >investis sur sept ans. Le syndicat mixte départemental a, depuis 2007, financé des équipements pour un montant total de 72 millions d’euros hors taxe. Pour 2014, le montant prévisionnel des travaux s’élève à 17,35 millions.

«La chambre régionale des comptes dit que nous devons augmenter nos tarifs. Nous le faisons, mais modérément en tenant compte de la capacité des ménages.»

Augustin Bonrepaux,

président du SMDEA


Un «avenant» pointé du doigt

Dans son rapport, la chambre régionale des comptes évoque un dossier problématique : celui de «l’avenant» à un marché public, passé en 2008, concernant l’audit de la gestion administrative, juridique, technique et financière des services du SMDEA, et qui avait valu à Augustin Bonrepaux d’être mis en examen. La chambre estime que, pour ce marché, le terme d’avenant ne pouvait pas être utilisé et livre une analyse juridique opposée à celle du président du SMDEA sur la façon dont la deuxième partie de ce marché avait été attribuée. Mais les magistrats ne vont pas plus loin. Augustin Bonrepaux, lui, dans sa réponse à la CRC, maintient sa vision du dossier et estime que «beaucoup est fait et dit sur cette affaire très isolée et qui suscite un intérêt sans proportion avec son importance».

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